LO 14 – Le « Fort Clohars » au Pouldu en Clohars-Carnoët

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Localisation

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Fort Clohars – Mat pilote

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Texte écrit par Marcel Kervran :

Marcel Kervran (23/07/1926 – 14/01/2007) fut historien et l’un des membres fondateurs de la Société d’histoire du Pays de Quimperlé .

Le « Fort Clohars » au Pouldu en Clohars-Carnoët.

Le fort Clohars ne peut être occulté dans la vie de trois générations de la famille Kervran, celui-ci ayant été leur villégiature d’été pendant une cinquantaine d’années de 1948 à 1986, avec son intime plage de Porsguerrec (que nous appelons « la petite plage »), fréquentée encore de nos jours par une quatrième génération, en cette dernière année de fin de siècle.

Historique :

Le fort bâti en 1850 fait partie d’un lot de forts identiques dont la construction fut décidée, en 1846, par Louis-Philippe 1er ( Roi de France de 1830 à 1848 ) puis poursuivie par Charles-Louis-Napoléon Bonaparte, prince-président de la République le 10 décembre 1848 et devenu l’empereur Napoléon III le 2 décembre 1852, après son coup d’État réussi 365 jours auparavant.

Le fort, situé sur un promontoire rocheux est accroché au dessus de l’embouchure de la Laïta sur sa rive ouest, faisant face à un autre fort identique implanté à Guidel – Plages au bord de la mer devant l’actuel village-vacances, mais ruiné par les troupes d’occupation allemande en 1945, alors que celles-ci tinrent la poche de Lorient, après la libération de la France en août 1944, jusqu’à la capitulation définitive de l’Allemagne nazie le 8 mai 1945. (Les poches de résistance allemandes de Saint-Nazaire et de Royan se rendirent le même jour).

Tous ces forts succédaient à de minuscules batteries côtières édifiées à partir de 1737; sous Louis XV, sur ordre de duc de Penthièvre, gouverneur de la Bretagne, pour protéger les accès des ports et estuaires bretons contre d’éventuelles attaques de la flotte anglaise.

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Carte de Cassini – Batteries de Clohars-Carnoët  vers 1750

1750

Trois batteries indiquées: Batterie de Doëlan / Corps de garde d´Enesbonal / Batterie du Pouldu

•  Batterie du Pouldu construite vers 1737 est composée d’un logement et d’un canon. 
• Le canon avec douze boulets est servi par une quinzaine d’hommes
au maximum
• En 1722, les garde-côtes pour les trois batteries de Clohars ne totalisaient que quarante «fusils ».

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Une attaque eut effectivement lieu contre Lorient le samedi 1er octobre 1746 lorsqu’une armada de 54 navires armés de 700 canons, commandée par 1’amiral Lestock, forte d’environ six mille marins et soldats, débarqua plusieurs centaines d’hommes sur trois plages entre le bas-Pouldu en Guidel et le Fort-Bloqué, avec pour objectif la prise des entrepôts de la Compagnie des Indes implantée à Lorient.

Les vaisseaux étant ancrés au large à environ un demi-mille des côtes, 600 soldats, embarqués sur de grandes chaloupes, parvinrent au Bas-Pouldu en Guidel et neutralisèrent la batterie côtière en détruisant ses deux canons. Mais, le dimanche matin 2 octobre, les Anglais occupant la rive gauche de la Laïta furent pris sous le feu de la batterie française placée sur l’autre rive. Alertés, environ 500 hommes des milices locales de Quimperlé et des paroisses avoisinantes firent mouvement vers Clohars-Carnoët.

Pendant ce temps-là, un bâtiment anglais, le « Saphire » (44 canons et 250 hommes), sous les ordres du capitaine Matterson, s’embossa au large du Pouldu et expédia quatre chaloupes montées par 170 soldats et marins.

Les assaillants débarquèrent sur la plage de Porscastel (connue sous le nom de plage des Anglais depuis la découverte, en 1882, d’onze squelettes enfouis sous le sable, dont l’un portait au doigt une bague en or gravée d’une devise anglaise) et investirent sans difficulté la batterie dont les servants s’étaient enfuis au village de Kersellec, à quatre cents mètres au nord de l’unique canon que les Anglais prirent intact. Ils le retournèrent contre les Français, qui arrivaient en force de Quimperlé et de ses environs, mais acculés par le nombre, les Anglais brisèrent les tourillons du canon et précipitèrent son fût à la mer avant de réembarquer sur leurs chaloupes. Ils tentèrent, mais en vain, de remonter la Laïta jusqu’à Quimperlé, détruisant sur leur passage toutes les embarcations rencontrées.

Sur le front lorientais, l’attaque anglaise fut un échec ; elle ne put entamer les défenses françaises qui étaient développées entre les étangs de Lannelec et le Fort-Bloqué. Le dimanche 9 octobre, les troupes anglaises remontèrent à bord de leurs vaisseaux et firent voile vers leur île.

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Le fort comporte six pièces : deux pièces centrales mitoyennes et perpendiculaires à la longueur du bâtiment, ayant chacune une surface de près de 50 mètres carrés, ces deux locaux servant d’habitat à la petite garnison qui n’excédait pas dix hommes ; deux pièces, au sud, séparées par un large couloir, servaient de chambres à munitions ; deux pièces, au nord, séparées par le couloir d’entrée, faisaient fonction de cuisine et de réserve de vivres. Toutes ces pièces sont voûtées (3,50 m, de hauteur) et éclairées par les seules meurtrières pour les pièces nord et sud (Louis Kervran fit ouvrir une fenêtre dans les deux pièces donnant au sud et une porte vers l’extérieur dans le couloir les séparant, en 1949 ou 1950). En outre, les deux grandes pièces réservées au logement possèdent, à chaque extrémité une grande fenêtre demi-ronde placée au-dessus des meurtrières.

La réserve d’eau était constituée d’une vaste citerne voûtée de plus de deux mètres de profondeur construite en granit appareillé, s’étendant sous les deux pièces du nord et le couloir d’entrée et divisée en trois compartiments séparés par des ouvertures arrondies similaires à la disposition des pièces situées au-dessus. Cette citerne fut alimentée par les eaux pluviales recueillies par la terrasse jusque dans les années 70 où l’eau courante parvint enfin au fort. Dès l’origine, un très grand filtre empli de gravier, de sable et de charbon de bois se trouvait à l’entrée de la citerne devant assurer la potabilité des eaux de pluie, mais mon père ajoutait des comprimés chlorés dès 1948 pour plus de sûreté. Ma mère interdisait à ses enfants de consommer cette eau assez douteuse, mais ils ne s’en privaient pas … et ne furent jamais incommodés !

Le fort du Pouldu était défendu par quatre canons placés sur le glacis sud permettant de battre la côte sur plus de deux cents degrés. Ces canons ne furent jamais utilisés, si ce ne fut qu’en exercices ! La protection terrestre du fort était assurée du côté maritime par des levées de terre et à 1’ouest par un talus de forme trapézoïdale de trois mètres de hauteur qui fut arasé au début de ce siècle par l’un des premiers propriétaires privés de ce fort construit sur un terrain de plus de 4 500 mètres carrés.

Plan du fort 1889.

Le 27 mars 1899, le fort, désaffecté, fut vendu par 1’administration des Domaines et deux propriétaires se succédèrent avant que Louis Kervran ne l’acquière définitivement le 26 mars 1948.

Le premier occupant privé fit construire, au début de notre siècle, une maison d’environ 70 mètres carrés sur la terrasse, mettant à bas le mur sud de celle-ci afin d’avoir une vue sur la mer. Nous ignorons tout des aménagements intérieurs de cette maison, l’immeuble ayant été gravement sinistré entre août 1944 et mai 1945.

Le second propriétaire. Mr Georges Lamond, riche fourreur belge demeurant à Nantes, refit, vers 1930, le crépi extérieur de l’ensemble du bâtiment et le fit peindre… en rose !

En 1940, après l’invasion de la France, les troupes allemandes occupèrent le « fort Clohars ».

Fin 1943, début 1944, les terres entourant le fort furent éventrées.

Les Allemands construisirent deux grands blockhaus en béton armé destinés à abriter deux canons de « fort calibre », l’un au sud-est du fort pour couvrir l’estuaire de la Laïta, 1’autre à l’ouest avec une embrasure orientée au nord en vue d’y placer un canon braqué sur le chemin menant au village de Kersellec.

Deux autres blockhaus aveugles, entièrement enterrés, furent construits, l’un sous le glacis sud, l’autre à proximité de celui élevé au sud-est.

Trois nids de mitrailleuse complétaient ce dispositif défensif.

Des tranchées reliaient les deux blockhaus principaux au fort servant de caserne.

Début août 1944, les canons n’avaient pas été reçus lorsque les troupes alliées chassèrent les Allemands de la côte atlantique.

Pris au piège, les troupes ennemies se réfugièrent dans les réduits de Lorient, Saint-Nazaire et Royan en résistant aux assauts des Américains et des Forces Françaises de 1’Intérieur (F.F.I.) jusqu’à l’armistice du 8 mai 1945.

De septembre 1944 à mai 1945, le fort fut occupé par quelques soldats des F.F.I. qui se chauffèrent en brûlant la majeure partie des portes et fenêtres dans les cheminées.

De temps à autre, les Allemands de la « poche » de Lorient, installés au Bas-Pouldu, côté Morbihan, lancèrent quelques obus qui mirent à mal le mur est du fort ainsi que la toiture au nord et à l’est. Ils tiraient également à la mitrailleuse sur tout ce qui bougeait et c’est ainsi qu’un F.F.I. posté derrière une meurtrière à l’est de la terrasse nord fut tué d’une balle en pleine tête.

Plan de la position allemande de Fort Clohars

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1 – Fort Clohars proprement dit

2 -casemate bétonnée R 669, armée d’un canon de campagne de 75 mm
3 – abris bunker pour 6 hommes, modèle R 668
4 – abris (ou soutes) bétonnés, enterrés;
5 – casemates bétonnées pour canon antichar de 50mm, à flanc de falaise;
6 – cuve pour canon de 2 cm Flak ;
7 – tobrouk (poste pour mitrailleuse ou surveillance)
8 – plateformes non bétonnées pour canon ; Pièces de 155 mm;
9 – épaulement en terre pour arme légère ;
10 – poste de combat;
11 – baraquement, disparu;
12 – puits bétonné, sous abri;

 

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casemate 2 sur le plan.

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Intérieur de la casemate de 50. / ci dessous vue actuelle

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Le Fort

1945.
1945

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A l’arrière du fort, un bunker abri.
Abri 3 sur le plan 
5.6.g.a. Abri n°3 (2)
Entrée de l’abri.
Intérieur de l’abri.

En 1946 la marine française qui réalise un inventaire des fortification du Mur de l’Atlantique décrit ainsi la position.

8 – plateformes non bétonnées pour canon ; Pièces de 155 mm;

A partir de juillet 1943, une batterie d’artillerie de campagne, une unité du 2è groupe d’artillerie de 265è division d’infanterie est positionnée.

Quatre pièces de 155 mm c modèle 1917 Schneider – codification allemande : 15,5 cm FH 414 (f) ;
Les canons sont installés vers Kerzellec. (Voir plan – emplacements N° 8)
Cette batterie part rejoindre le front de Normandie le 8 juin 1944, à 21 h.

D’après le livre de marche du XXVè Corps de l’Armée allemande.

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Tobrouk à proximité du fort garni d’un toit pour la surveillance les jours de pluie
Puits sous abri derrière le fort.
Puits artésien dans l’abri.

Tobrouk en retrait du fort.
Un nom a été donné : Rosa.
Abri n° 4 sur le plan
Plan allemand.

Le bunker 668 est un abri de troupe pour 6 soldats. Epaisseur des murs 1.5m de béton armé. Dans de telles proportions ce blockhaus est prévu pour être construit dans des zones où le risque de bombardements est élevé.

Le regelbau 668 est composé d’un palier d’entrée puis de quelques marches descendantes qui donnent sur le couloir de combat qui fait office d’entrée. Un agresseur peut difficilement poursuivre son intrusion sans être mitraillé par le volet de tir de la porte. Cette porte blindée étanche s’ouvre sur un couloir sas anti-gaz norme premier trimestre 1943.

Perpendiculairement, une nouvelle porte blindée donne sur une petite chambre dans laquelle on trouve un volet de secours (volet blindé donnant sur une issue de secours), un poêle, un périscope, une antenne radio, trois lits superposés par deux couchages. Une table centrale et six chaises.

Il existe une version du blockhaus 668 avec un poste d’observation extérieur dont l’espace du soldat correspond à l’espace d’un tobrouk 58c. La tête de la vigie se trouve juste au niveau du sol. Elle descend un escalier pour se retrouver sur le palier d’entrée du bunker 668. En effet le blockhaus lui-même est enterré et le toit affleure le niveau du sol.

L’intérêt historique de cette casemate allemande est que sa conception du début de l’année 1943 correspond à une période où l’état major allemand n’est plus dans l’esprit de la guerre éclair, l’armée allemande s’enterre pour résister.

Intérieur du bunker.

Le long de la falaise, face à la côte guideloise un ensemble de postes de tir et de petites casemates prévues pour des canon de 50 mm croisent leurs feux avec les défenses allemandes de la rive Est.

Elles sont actuellement noyées dans une épaisse et hostile végétation.

Défenses allemandes le long de la falaise. Photo aérienne 1953.
En zone arrière du fort – ça et là des vestiges émergent des champs.
Point de vue sur l’entrée de la La Laïta et la Guidel plage
Face au Pouldu la forteresse allemande de Lorient Plan de Alain Chazette / Bernard Paich

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Après mai 1945, la propriété fut laissée à l’abandon; monsieur Lamond, âgé, célibataire, vivant à Nantes avec sa compagne, Mlle Marie Stahll (née à Bruxelles en 1878), se désintéressa du fort et le mit en vente.

Mr Audren, agriculteur du village de Kersellec, s’étant approprié sans titre, entre 1945 et 1946, deux ou trois cents mètres carrés de terrain au nord du fort jusqu’au seuil du pont-levis, mon père engagea une procédure judiciaire où le juge de paix de Quimperlé débouta Mr Audren de ses prétentions et imposa un nouveau bornage.

L’agriculteur rendit les belles bornes en granit qu’il avait enlevées; beau joueur, il reconnut ses torts et se réconcilia avec mes parents ; d’excellents rapports de voisinage s’instaurèrent dès lors et , pendant de nombreuses armées, il fut notre fournisseur en produits laitiers, en œufs et en légumes !

A partir de 1948, après avoir touché de confortables « dommages de guerre », mon père entreprit la remise en état des lieux ; un long et haut mur de pierre fut aussitôt élevé sur le côté ouest du terrain afin de couper le vent dominant ; il fut prolongé, au nord et à I’ouest, par un mur en plaques de ciment.

Un autre paysan de Kersellec, Mr Brangoulo, ayant refusé à mon père la vente de quelques mètres carrés de terrain afin de contourner le grand blockhaus du sud-est, Louis Kervran dut faire passer son mur par dessus ce gros cube de béton armé avant de le construire jusqu’à la côte.

L’intérieur de ce blockhaus servit longtemps de garage à la Citroën 15 cv-6 cylindres paternelle ! Du côté mer, un chemin de servitude desservant le mât-pilote voisin et coupant le terrain en deux fut déplacé au sud en limite de côte. Lorsque la commune de Clohars-Carnoët créa un chemin côtier, mon père fit don du terrain nécessaire à la commune et grillagea sa propriété le long de la mer.

Dans le fort, murs, charpente, toiture furent restaurés; mes oncles Forlot et Le Moal, tous deux artisans menuisiers à Quimperlé, se partagèrent les travaux de menuiserie. Mes parents me confièrent la réalisation du plan d’aménagement de la maison bâtie sur la terrasse ; avec leur aval, je traçais une grande chambre, un salon et une salle à manger au sud, une cuisine, un couloir minuscule et une petite salle de bains dans la partie nord ; un plancher fut posé dans les pièces sud et du carrelage couvrit les pièces situées au nord. Un escalier descendant au fort fut l’œuvre d’Yves Forlot et celui conduisant aux deux chambres mansardées et aux deux greniers fut réalisé par Jean Le Moal malgré la difficulté à mettre en place un escalier étroit dans un couloir exigu. Les sommiers des lits de l’étage durent être fabriqués sur place et les petits meubles hissés par les fenêtres !

Le fort perdit sa couleur rose, mes parents ayant préféré un enduit blanc pour faire mieux ressortir les parements en granit taillé.

Pendant une douzaine d’années, le bas du fort fut habité par trois couples successifs de gardiens qui assurèrent l’entretien des lieux ; une pompe à main Japy, suivie d’une pompe électrique permirent de puiser l’eau de la citerne et d’alimenter le fort et la maison sise au-dessus jusqu’à l’arrivée d’une conduite d’eau potable distribuée par la commune.

En 1960, ma mère fit rehausser les murs de la terrasse sud afin d’y poser une toiture en plaques de plastique translucide, invisible de l’extérieur. Une entreprise brestoise en charpente métallique fit le travail, donnant ainsi à nos enfants une aire de jeux couverte de plus de 90 mètres carrés, fort appréciée les jours de pluie.

Le 9 août 1979, mes parents me donnèrent la nue-propriété du fort, en conservant 1’usufruit jusqu’à leur mort.

Mon père décéda en 1983, ma mère l’année suivante. Nous nous trouvions propriétaires de deux maisons situées à une dizaine de kilomètres l’une de l’autre, deux maisons à entretenir. L’état du fort était désastreux.

En 1984, je commençais à remplacer le portail d’entrée avachi puis tous les volets de la façade sud. Toutes les menuiseries extérieures devaient être remplacées par des portes et fenêtres neuves, les murs extérieurs attendaient un crépi neuf, les installations électriques datant de 1948 étaient hors norme ; bref, il aurait fallu engager des frais énormes pour remettre en état une résidence secondaire que nous n’occuperions jamais, hormis quelques jours par an.

Notre fils Yann y passa ses congés d’août 1985, période où lui fut volé, alors qu’il était à la plage, un téléviseur acheté quelques jours auparavant.

Lorsque mes parents étaient encore en vie trois cambriolages eurent lieu durant leur absence et l’un d’eux nécessita certainement l’usage d ‘une camionnette tant le volume d’objets subtilisés était important. Cela suffisait !

Le 30 juin 1986, je vendis le fort à un couple de commerçants de la région parisienne et nous achetâmes un appartement en Basse-Ville de Quimperlé afin d’y finir nos jours, lorsque nous ne serons plus en état physique de conduire … en attendant, on le loue.

Quimperlé, le 1er juillet 1999.

Marcel Kervran

En 2020

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Nota : en savoir plus :

Mât pilote du Pouldu dit Mât Fénoux (Clohars-Carnoët)

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Article du blog

Le débarquement Anglais de 1746 – Les batteries de côtes de Clohars-Carnoët

Fichier PDF :

1746 – Débarquement des Anglais.

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